Livre (Midi-Pyrénées) : Le pain blanc de Daniel Crozes

Publié le par lagrandestef

Merci à Schlabaya pour cette nouvelle contribution

 

pain-blanc.jpgLe pain blanc  
de Daniel Crozes          
Editions du Rouergue
312 pages

Résumé:

Au début du siècle, Antonia, fille d'immigrés espagnols, épouse un paysan de l'Aveyron, François. Avec lui, elle connaîtra la condition de femme de mineur, le dur labeur des fermes, mais aussi la réussite sociale. La tragédie de la Grande Guerre viendra briser cette ascension...

L'avis de Schlabaya

Nous sommes à la fin du dix-neuvième siècle. A l'âge de douze ans, Antonia quitte la vallée de l'Ebre en Espagne avec ses parents, son frère et sa soeur. La famille, chassée par la misère, espère trouver fortune en France. Dès leur arrivée à Decazeville, dans l'Aveyron, le père trouve à travailler dans la mine, tandis qu'Antonia est placée comme servante dans une ferme. Elle mène une vie d'esclave pendant deux ans, jusqu'à ce que la famille déménage à nouveau, cette fois dans la campagne du côté de Rodez, quand le père trouve à s'employer à la construction des chemins de fer. La jeune fille a la chance d'être engagée au service d'un couple d'instituteurs bienveillants qui prennent en charge son instruction et préparent son avenir. Elle se fiance secrètement avec François, un jeune paysan. Malheureusement, il est conscrit et part bientôt pour trois ans loin d'elle et de sa famille. De son côté, Antonia est fiancée par son père à un cousin éloigné demeuré en Espagne. Mais sa nouvelle vie, a-t-elle décidé, est en France, aux côtés de François. Après la mort accidentelle de son père, survenue dans un éboulement, elle refuse de suivre sa famille jusqu'en Espagne. Le père de François, refusant que celui-ci épouse une étrangère, déshérite son fils et le chasse de son toit. Paysan dans l'âme, le jeune homme décide, par amour pour Antonia, de se faire mineur à Carmaux. Elle-même entre comme domestique au service du marquis de Solages, qui possède les mines et tient toute la ville sous sa coupe. Mais cette vie rude prend fin lorsque, après le décès du père de François, le jeune couple, qui a entretemps donné naissance à un petit Henri, reprend les rênes de la ferme familiale. A force d'innovations et de courage, la proprété commence à prospérer et du blé se met à pousser là où on ne cultivait que du seigle. La famille mange bientôt son pain blanc. Dans les années qui viennent, deux filles naissent. François, toujours plus entreprenant, développe le commerce du blé, devient négociant, et part vivre en ville, à Rodez, puis à Paris. C'est le début d'une vie de luxe et d'insouciance, que la Grande Guerre viendra bientôt endeuiller...

Ce roman très documenté nous en apprend beaucoup sur les transformations de la société, au tournant du vingtième siècle, et a l'avantage de nous transporter dans différents milieux. Une lecture intéressante, mais, à mon sens, un peu "terre à terre", j'ai trouvé que la narration manquait un peu de lyrisme...

 

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Publié dans Midi-Pyrénées

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