Le Secret de Belle Maison de Jean-Pierre Croizier

Publié le par lagrandestef

secret-belle-maison.jpgLe Secret de Belle Maison   
de Jean-Pierre Croizier   
Editions de l'Ecir (avril 2010)  
384 pages  

 

 

Résumé

Antoine, onze ans, qui jusqu’à présent avait été élevé comme un prince au château de la comtesse, est confié à son oncle Émile qui le traite moins bien que son chien. Jusqu’au jour où l’enfant réussit à s’enfuir. Il est alors recueilli par Rosine, marchande des quatre saisons. Ces deux naufragés de l’existence concluent un pacte, dans lequel ils se jurent protection mutuelle. Mais Émile est aux trousses d’Antoine. Le jeune garçon n’est à l’abri nulle part...


L'auteur


Jean-Pierre Croizier s’adonne depuis peu à l’écriture. Le Secret de Marcenat et La Fille du Passeur, ses deux premiers romans, parus en 2007 et 2008 aux éditions de L’Écir, ont connu un réel succès. Avec ce troisième roman, il démontre une fois encore son talent de raconteur d’histoires.

 

 

Mon avis

 

Je remercie tout d'abord les Editions de l'Ecir (Deboree) pour cet envoi.
Nous sommes en 1890. Cette histoire  commence dans la Nievre, à proximité de Nevers, au château de Belle Maison où deux notaires décident de l'avenir du petit Antoine, jeune garçon de 11 ans, dont la maman, employée au Château , vient de se suicider , laissant son fils orphelin,( celui-ci n'ayant jamais connu son père).
Il est confié à son oncle, Emile Rouvet, tanneur à Maringues, ville du Puy de Dome au Nord Est de Clermont-Ferrand en contrepartie d'une rente mensuelle. A peine arrivé chez son oncle et sa femme" l'Adèle", Antoine subit leurs mauvais traitements ainsi que les humiliations de ses cousines. Rapidement, il s'enfuit par le train à Clermont-Ferrand et pendant le voyage,  rencontre Fernand, un homme originaire de Volvic , issu d'une famille de tailleurs de pierre ;  Fernand se prend très vite d'affection pour le jeune garçon et l'amène avec lui chez son amie  Rosine, marchande des quatre saisons à Montferrand. Mais Emile, déterminé à retrouver Antoine pour pouvoir toucher la pension, mets tout en oeuvre pour le rattraper.

Jai lu cette histoire quasiment d'une traite . Le livre est découpé en chapitres et le rythme assez rapide. Le style de Jean Pierre Croizier,  simple et fluide, est agréable. L'action est très présente tout au long du livre.

L'auteur nous fait découvrir des métiers quasiment oubliés de nos jours . La ville de Maringues par exemple avec ses tanneries en bordure de la rivière la Morge (et dont la dernière fut fermée  en 1920)

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Et également Volvic aves exploitations de pierres de lave, de couleur noire si caractéristique , et ses peyradous, "ceux de la corporation qui extraient la pierre puis qui la bardent pour la charrier, ainsi que ceux qui la taillent et ceux qui la sculptent."
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J''ai par contre été un peu dérangée par le côté caricatural de certains personnages (comme par exemple les méchants époux Rouvet) et de certaines scènes "gag" peu crédibles qui m'ont empêché de vraiment adhérer à cette histoire . J'ai même parfois eu l'impression de me trouver dans un roman jeunesse.

 

Mais malgrè ces petits reproches, j'ai pris du plaisir à faire cette lecture

A noter que ce livre a reçu le Prix du roman d'Auvergne 2010.



Note : 14/20

Publié dans Auvergne

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