La sorcière de Locronan de Nathalie De Broc

Publié le par livres-en-regions.over-blog.com

Merci à Schlabaya pour cette contibution

9782258079205R1.GIFLa sorcière de Locronan
de Nathalie de Broc

Presses de la cité (septembre 2009)
collection Terres de France J Balland

Résumé : (fnac)

Au XVIIe siècle, l'âge d'or de la Bretagne. Grâce à Mahaut, qui l'a recueillie enfant, Maëlig connaît, à seize ans, l'art précieux de guérir par les plantes. Ensemble, elles soignent les bourgeois de Locronan, riche cité de tisserands. Mais les notables oublient bien vite leurs bienfaits, même Foulques Bertrand, dont Maëlig a sauvé l'épouse pendant la Grande Peste.
Bientôt, tout Locronan s'enflamme contre la jeune fille : avec sa tache de naissance en forme d'étoile, sa chevelure rousse, son don exceptionnel pour le violon, instrument maléfique par excellence, n'est-elle pas fille de Satan ? De là à évoquer la sorcellerie, il n'y a qu'un pas que Foulques Bertrand, dont la vie éternelle est à ce prix, franchit sans états d'âme, car seule Maëlig connaît son terrible secret...

Nathalie de Broc raconte merveilleusement cette Bretagne de forêts impénétrables, où se mêlent l'étrange et l'irréel. Un monde fascinant et captivant qui rejoint celui des légendes.

Présentation de l'auteur :

Nathalie de Broc vit à Quimper. Elle est l'auteur de romans qui dépeignent la forte identité de la Bretagne : Le Patriarche du Bélon, La Dame des Forges, La Tresse de Jeanne. Elle a également publié La Rivière retrouvée et Loin de la rivière. Tous ont paru aux Presses de la Cité.


L'avis de Schlabaya

Nous sommes en 1635, à Quintin, une cité de tisserands située dans l'actuel département des Côtes d'Armor. La petite Maëlig vit avec sa mère, Célie, dont la gaieté et la force de caractère illuminent son enfance. Fileuse, Célie manie le rouet du matin au soir avec l'aide de sa fille, pour assurer leur subsistance.
Maëlig, à huit ans, a déjà "tout pour plaire" : bâtarde, rousse, affligée d'une tache de naissance, douée de prescience, et violoneuse de surcroît ! L'enfant possède en effet un violon dont elle ne se sépare jamais. C'est l'unique cadeau de naissance offert par son père, un lointain et prestigieux personnage dont elle ne sait pas grand-chose. Mais à l'époque, dans les campagnes, le violon est considéré comme l'instrument du diable... Il n'en faudra pas plus pour que la fillette soit désignée  comme sorcière par les bonnes gens du lieu, et pour qu'elle et sa mère se retrouvent peu à peu ostracisées.
Excédée, Célie décide de quitter son village avec sa fille, espérant refaire sa vie à Locronan. Un beau matin, dès l'aube, les voilà parties toutes deux sur les chemins. Mais, alors qu'elles traversent la forêt de Quénécan, non loin de l'abbaye de Bon-Repos, elles font une rencontre inattendue... Quel est ce cavalier aux manières hardies, dont Célie ne semble pas apprécier l'insolence ? Et qu'adviendra-t-il de Maëlig, que l'on retrouve quelque temps plus tard, devenue à demi sauvage, affamée, crasseuse, et errant sur les chemins ?
Sa bonne étoile lui fera croiser le chemin de Mahaut, une guérisseuse, qui la prendra sous son aile et la conduira jusqu'à Locronan. D'autres rencontres, et de nombreuses épreuves, la remettront aux prises avec son passé, et la conduiront à affronter la vie dans toute sa dureté. L'amour aussi pourrait être au rendez-vous.

bretagne-copie-1.jpg Ancienne carte de Bretagne

En étudiant de plus près l'itinéraire suivi par Maëlig de Quintin jusqu'à Locronan, je me suis aperçue que cela faisait un sacré bout de chemin... Bien sûr, à l'époque, les gens étaient  plus accoutumés à marcher !
Le titre de ce roman m'a attirée pour trois raisons. La première, c'est que j'aime les sorcières (mes amis n'en seront pas surpris). La seconde, c'est que la cité de Locronan exerce sur moi un attrait particulier : je l'ai souvent traversée en voiture lorsque j'étais plus jeune, mais je n'ai jamais eu l'occasion de la visiter. La troisième, c'est que j'avais envie de lire une histoire liée à ma région... Et je n'ai pas été déçue. En lisant l'histoire de Maëlig, j'ai eu l'impression d'être transportée dans une Bretagne de légende. Le talent de conteuse de l'auteur m'a enthousiasmée, ainsi que l'habileté avec laquelle elle entremêle dans le récit le réel et le surnaturel, le mythique et l'historique.
(Un détail m'a cependant intriguée : originaire d'une cité où on parle le gallo (pour les non-initiés, le gallo est une langue celtique traditionnellement parlée dans certains coins de Bretagne), la petite Maëlig, lorsqu'elle arrive en Basse-Bretagne, paraît comprendre sans difficulté ses interlocuteurs qui, eux, s'expriment en breton. Il me semble que ces deux langues sont assez proches, mais tout de même...)

Retrouvez cet avis et bien d'autres sur le blog de Schlabaya

Publié dans Bretagne

Commenter cet article

silvi 05/05/2010 11:05



férue de ce genre de littérature c'est un roman qui va se retrouver dans ma boite à livres, Et un de plus ! merci pour la découverte



Schlabaya 23/03/2010 22:28


Merci à vous trois pour vos avis. Allez seulement feuilleter ce livre, vous verrez que l'écriture vous séduira...


Matilda 21/03/2010 19:36


Avis très agréable à lire et qui donne envie de lire ce livre !


Esperana 18/03/2010 21:20


Salut, je ne connais pas trop la bretagne, mais cette histoire et ton commentaire me donne envie de la découvrir !


poet24 18/03/2010 17:32


il me tenterait bien celui là !!!