Focus sur : (Auvergne) - Isabelle Larpent-Chadeyron

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Biographie

Née en 1972 à Chamalières (63), l'auteur, après un Baccalauréat littéraire, se tourne vers des études de Droit. De nombreux poèmes édités en anthologies, des traductions à l'étranger (Albanie, Thaïlande) lui permettent de poursuivre sa passion pour les mots.
Elle réside actuellement à Clermont -Ferrand

Vous pouvez  retrouver son CV très complet sur sa page facebook
Les ouvrages d'Isabelle Larpent Chadeyron sont en vente sur le site des Eds Le Manuscrit



larpent commerage Commérages et persiflages
de Isabelle Larpent-Chadeyron

  Editions le Manuscrit.com (08 janvier 2009)
267 pages

Fiacre, jeune femme d'une trentaine d'années, vient de décrocher un contrat de travail de 6 mois à LLZ, une société financière axée sur le profit et la rentabilité.
Sur fond d'amitiés et de rivalités diverses, elle découvrira jour après jour, comme sous forme d'un journal intime, la réalité da la vie au sein d'un bureau, avec sese commérages,ses persiflages, mais aussi ses joies et ses satisfactions.
De septembre à février, on accompagne la protagoniste dans les dédales de cette entreprise sont elle nous dévoilera es rouages, mais aussi les luttes et les trivialités intestines

Entres conflits et nécessaires retenues, saura-t-elle évoluer et s'accomplir dans un univers qui, non sans lui être totalement hostile, ne correspond pourtant pas à ce qu'elle recherchait

Notre de l'éditeur (chapitre)

Six mois en live dans une société financière, sur fond d'amitiés, d'intrigues et de rivalités diverses. Un enseignement non négligeable sur les conditions de travail et la réalité de la vie au sein d'un bureau, avec ses commérages et ses persiflages, mais aussi ses joies et ses satisfactions. Après avoir lu ce livre, vous en verrez certainement plus vos collègues avec les mêmes yeux... Attendez-vous à basculer dans les entrailles d'une entreprise qui ne laisse guère de place aux sentiments !

Extrait
 L'autre jour, je ne sais plus quand, Elsa ne cessait de se contorsionner sur son fauteuil. Elle changeait de positions sans arrêt et pestait contre le peu de commodité que présentaient les sièges de bureau... A Marianne, qui s'inquiétait de la voir dans cet état, elle osa décocher : - Tu te rends compte, ils sont même pas capables de nous fournir des sièges corrects pour qu'on soit bien assises ! J'ai un mal de dos pas possible sur ces chaises, c'est affreux ! Evidemment, Marianne compatissait. Elle renchérit même sur les conditions de travail à LLZ : - C'est vrai : comment tu veux qu'on évolue convenablement avec du matériel comme celui-là ? J'ai jamais rien vu de pareil. Ils se fichent du monde ! Alice et moi nous regardâmes. Il y avait certaines fois, tout de même, où elles dépassaient les bornes ! Je ne pus m'empêcher de lever les yeux au ciel. Elsa le remarqua et m'agressa à bout portant : - Il y a un problème ? Je lui répondis du tac au tac : - C'est sûr qu'il y a un problème ! Ca se voit que vous n'avez pas fréquenté beaucoup d'entreprises, toutes les deux, parce qu'autrement, je pense que le confort qu'il y a ici, vous sauriez l'apprécier ! Il te faut quoi, Elsa : un relax, un rocking-chair ? Je te rappelle que tu es dans un bureau, pas sur la plage ! Alice approuva : - En plus, ils ne sont pas si mal que ça, ces sièges, il ne faut pas exagérer, tout de même ! Va demander à ceux qui se trouvent au fond d'une mine ou sur les chantiers publics s'ils ont des fauteuils comme le tien ! - Ca n'a rien à voir ! osa-t-elle répondre. - Explique-nous la différence, alors ! - On fait quand même un boulot hyper précis, ici, on a droit à être bien installées. On tient pas un marteau-piqueur toute la journée, nous ! - Ah oui, lui rétorquè-je, c'est vrai que tes petites fesses méritent plus de confort que celles d'un ouvrier !



larpent-poeme.jpg 200 poèmes et textes poétiques
de Isabelle Larpent Chadeyron

Editions le manuscrit (16 décembre 2008)
301 pages

" Sur les traces de Prévert, de Desnos, nous étions modelés par les mots de notre enfance "... Voici une anthologie de 200 poèmes et textes poétiques issus de plusieurs années d'écriture. Des vers, des pages qui se ressemblent, s'assemblent, se confrontent et s'opposent aussi quelquefois. Un recueil plein de joie, de bonheur, mais également de souffrance. Un assortiment de lignes à parcourir, à feuilleter et à lire avec la sensibilité et le renoncement propres à la poésie. Et puis, pourquoi pas, tout à la fin, comme le souligne l'auteur, se prendre au jeu de ces strophes et retenir son souffle : " Attends... Quelqu'un récite des vers dans le silence de la nuit... Et si c'était toi ? ".



Extraits:


Journée perfusion
Voilà. Je pourrais bien m'arrête un moment
De vivre et de transcrire un à un les faux pas
qui guettent nos raisons, mais il n'est plus d'orties
qui mordent assez fort.

Il marchait près du temple, abandonnant ses jours
Aux vers des auteurs grecs qui s'exilant sans fin
Dans quelque requiem. Appel démesuré.
Il vivait des sa peur, le fantôme absent

Dans sa course si brève, il effleurait l'instant
Je ne dus pas savoir s'il était passé là. Qu'aurait-il pu
comprendre, à l'affût de mes plaies,
Si ce n'est une nuit brûlée par le soleil?
Traqué. Il est traqué.
Ou devrais-je plutôt prononcer il était?
Qu'importe. Quand bien même. Une trace est restée.
Dans le rose du ciel. Et puis si cette trace
S'en allait, j'écrivais

Il n'y a que les mots.

Pas de quorum

                                                 Mesure



Écoulement de la raison
dans le grand puits du temps.
Nous sommes ces lions de ficelle
Attachés à ce but, à l'envie , au pardon
et notre étreinte est telle
qu'elle rejoint l'envie, le plaisir, le bonheur.

Comment savoir les monts quand le matin
s'éteint?
Comment déchiffrer l'os que lèche le chien
beige?

Sage idée du passé qui n'est en somme
qu'un tout
et fusion du parfum
qui se mêle à la neige.

On parle de prison , d'asile et de retraite,
mais le corps est un bloc
et le coeur sa raison.

Jusqu'où puise l'ardeur  
      et l'éther et la force
pour continuer sans crainte
le sort ds deux saisons?

Y a-t-il un passage (une pointe un collage)
où rassembles les moi
des différents visages?


                                      Puzzle imperméable


J'écris  encore des mots, peut-être les derniers
de ces pages tournées, de ces pages de vies
Il en faudrait du temps, des couleurs et des teintes
pour dresser le tableau des jours émerveillés !
Il en faudrait des fresques, des coupoles fragiles
et des gouaches sans fin, des aquarelles nues
pastels et esquisses,
pour compter sans compter tous ces pas ces
trépas.

J'écris encore des mots, peut-être les derniers
lyriques, abandonnés, techniques, ensorcelés
Vaudevilles, aubades, morceaux de villanelles
odes et rengaines, romances et quatrains

Des troubadours et des trouvères m'interpellent
en bas,
sondent mes palindromes (mais je n'ai pas écrit
de palindromes !)
Juste des lettres, des missives, quelques bulles
aussi et des messages
Ds troubadours et des trouvères m'interpellent
en bas
et dressent tôt pour moi ces portraits tout
nouveaux.

Moi, je suis là, j'écris, et ne peux rien faire d'autre
que compter mes actes manqués.

                                         
                                                  Troubadours et trouvères





 larpent-voyag.jpgVoyages du sablier
de Isabelle Larpent Chadeyron

Editions le manuscrit (19 mai 2009)
73 pages

Ces textes sont extraits d'une trentaine de voyages ou séjours à travers l'Europe, l'Afrique du Nord et le Proche-Orient. Histoires de continents, routes sans fin, ces poèmes courts et condensés abordent, dans un parcours synoptique, l'essentiel, ces grains de vie qui s'écoulent par nous et à travers nous dans ce sablier atmosphérique et existentielel que la durée seule modèle.
Visions ponctuelles, proches ou plus lointaines, feuilles de température, ils se veulent ouverture sur le monde, géographie de l'insolite, de l'inhabituel, recherche de l'authentique.
Marcher pour voyager, sentir et ressentir, cheminer sur les traces du temps, du vent, du climat, voilà le but qu'ils tentent d'atteindre.
Y parviendront-ils?

Extraits :

Avancées pérégrinations baie de Kotor
localité encastrée dans les montagnes
gigantesques étouffantes
place du village errance souvenance
murs d'enceinte et rochers taillés
nous marchons respirons
une fontaine
il fait chaud des chiens vagabondent
flegmatiques.

(Monténégro)

Hôtel Mala Strana
apfelstrudel et vin chaud
au café Neruda nous nous arrêtons
un moment pour
suivre des yeux ces gens
froid et neige
vertige de l'hiver
sous le pont Charles coule la Vitava
vieille ville et murs baroques
le printemps de Prague
résurgences
et le nourrisson épuisé qui s'endort
contre son père
hôtel Malal Strana

(Prague, République tchèque)

Houmt Souk
Midoun
couscous chorba et pois chiches
palmiers dattiers figues de Barbarie
et vieux oliviers
marchés aux poteries vives
et chatoyantes
ma céruléenne à (infini
erg qui s écoule entre les doigts
des Bédouins
insouciance vérité et douceur
convivialité et ce poisson partagé
au sortit du bateau
tajines et ras-el-hanout.

(Djerba)

Avancer cheminer sablier sur
l'étendue du temps
larmes d'eau vive
Jourdain
mont des oliviers
jardin de Gethsémani
espérer prospérer
aux limites du désert Massada
fortification terre aride rocs et
cailloux poussière et limon
connaissance du pourtant
du toujours
territoire nation   et multitude fidèles
jusqu'où?

(Israël)


Merci à Isabelle Larpent-Chadeyron pour ses informations et plaquettes qui m'ont permis de rédiger ce petit article.

Publié dans Auvergne

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